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Présentation

Profil

  • : Clarac
  • assassin-anglais-phaz1
  • : Homme
  • : 26/03/1970
  • : Marseille PACA panier Port St louis cité radieuse
  • : musique cinéma art littérature graphisme
  • : cinéaste vidéo et performer vit à Marseille. Il fabrique des fictions longs métrages de genre depuis 1994 ("mano a mano", "la vie même"). Il a commencé "l’assassin anglais" en 2002 (fin de la 2ème phase en 2008), films de SF paranoïaque et

L'assassin anglais saison 1



L’Assassin Anglais est une série fantastique. Les personnes qui ont participé à cette histoire ont choisi dans une liste élaborée à partir de romans de S.F. et de B.D., leur personnage. Le scénario est écrit quelques jours avant en fonction des gens disponibles, tourné à raison d’une journée par mois.

Meurtre au faux-château (8’ - octobre 2002) épisode 1
Le complot (8’ - novembre 2002) épisode 2
La dissociation (8’ - décembre 2002)  épisode 3
Soyez enchantés (8’ - janvier 2003) épisode 4
Le goût pour le mal (8’ - février 2003) épisode 5
En sursis (8’ - mars 2003) épisode 6
Perdre le fil perdre le centre (8’ - avril 2003) épisode 7
Avant la guerre (8’ - mai 2003) épisode 8
Vers le pire (8’ - juin 2003) épisode 9
L’indécidabilité des faits (8’ - juillet 2003) épisode 10
La ville malléable (8’ - août 2003) épisode 11

Jerry Cornélius et ses comparses sont des personnages de S.F. créés par Michael Moorcock dans les années 1970 dans un cycle de 4 romans :Le programme final (1968), A bas le cancer ! (1971), L'assassin anglais (1972) et Vous aimez la musack ? (1977). Ils se sont baladés dans plusieurs nouvelles de différents auteurs de la New Wave anglaise et aussi dans la bédé Le garage hermétique de Jerry Cornélius
de  monsieur Mœbius. Jerry Cornélius n’est pas mort !

Denis Clarac




L'assassin anglais saison 2


La phase Critique, la saison 2
3 Épisodes de 26 minutes

La machine Lovecraft
L'autre apocalypse
L'état du monde

Jerry Cornélius est L’assassin anglais, on l’attend pour sauver le monde. Son petit frère psychotique le hait. Miss Brunner grande magicienne poursuit des plans mystérieux. Histoires qui s’entremêlent, s’entrecroisent, le pire des scénarios dans un monde aux lendemains qui déchantent, qui empirent. Film vampire, film de vampires où le temps ne passe pas, mais s’abolit, disparaît.

 

 

 

 



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Mais c'est avec ça que je vis tous les jours moi, je n'arrive pas à sortir de tout ça, vous comprenez ?!
C'est là, tout le temps, l'envie, la tentation permanente ! S
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Mais toutes les réponses à tout ça, toutes les réponses à tout ça sont les mêmes. Tout est valable, tout se vaut, qu'importe, je vous dis ça, j'ai de l'argent, pour me payer un psy tel que vous, faut en avoir du pognon, non ? Un gros paquet de pognon. Mon père ! C'est mon père, ho ça non, moi j'ai rien fait… Aujourd'hui, j'ai entendu un drôle de truc, à la radio, un journaliste servait la soupe à une pouffe du syndicat des patron… Le syndicat des patrons, pauvres messieurs… Je sais de quoi je parle, ho là ! Vous savez : être au service de la compétitivité, tout ça, la boonne femme demandait ce qui créé la valeur… Vous savez ce qui créé de la valeur, vous ? Les entreprises ? C'est ce que vous pensez ? C'est ce qu'elle a répondu, vous pensez, la patronne des patrons des plus grandes entreprises, bien sûr qu'elle va répondre ça, les entreprises !…
Non sans déconner, les entreprises qui créés les richesses, je me marre… C'est la bourse, la spéculation qui créée la richesse. Vous pensez pas que c'est le porte à porte ?! Des fois, je me mets dans la peau d'un type en costard cravate avec un attaché case, je fais ça parfois, pour faire du porte à porte. C'est un sacré truc le porte à porte, comme le télétravaille, vendre des trucs par téléphone, un sacré truc… Avec tout cet argent, je finance Jerry Cornélius depuis quelques années déjà, pour que tout ça change, et lui, il disparaît de la surface de la terre. Il me bouffe la vie ce type, vous comprenez ? Son absence me bouffe la vie ! Je suis qu'un passe temps pour Miss Brunner, elle m'utilise, son esclave sexuel… et moi bien heureux. Baiser avec des hommes, des femmes pour elle, les attirer dans ses filets… Je ne sais pas ce qu'elle fait, mais je peux vous dire qu'on ne revoit plus ces gens. Miss Brunner, grandre prêtresse du sexe…
Miss Brunner, oui, elle fait tout ça pour lui cette salope ! Tous ces gens qui disparaissent. Mais elle ne fait que leur donner tout ça, là, tout ces trucs dont on parle depuis aujourd'hui. Vous étiez en retard aujourd'hui d'ailleurs, on pourra prolonger ? Vous nêtes jamais en retard, c'est bizarre…


Je me suis réveillé doucement, je me suis levé, la tête lourde. Un moustique tournoyait comme un hélicoptère. J’ai été au salon sur le balcon, un jeune gars titube. Il fait beaucoup de bruit. Il cherche à soulever une machine à laver qui trône au milieu du trottoir. Je sais pas, je suis juste au-dessus. Il jette des coups d’œil autour de lui, comme s’il avait peur d’être surpris. La machine à laver est trop lourde. Il fouille la poubelle, à la recherche d’un levier, pour soulever le monde ? Il titube d’une poubelle à l’autre, va et vient, revient à la machine à laver, il la fait basculer d’un côté, puis de l’autre, s’en va. A présent il la fait glisser dans la rue. Il repart, ramène une palette en bois mal dégrossi, il soulève la machine tant bien que mal, la pose sur la palette. Il part. Il va au coin de la rue, il prend une poubelle qu’il fait rouler jusqu’à la machine, l’ouvre, la bascule (vérifie qu’elle est vide) en face de la machine la relève. C’es lourd, il peine, il tousse. Sisyphe. Ensuite, il s’en va, quitte la rue avec sa machine dans la poubelle qu’il fait rouler. Disparaît sur Athènes. L’aurore.  
Et puis je suis moine, je tiens une église, sacré, sacrum. Un producteur. De la peinture, de la vieille peinture. Non.
Le bleu de l’aurore est profond. Ce qui fait peur, c’est de ne plus être aimé, je crois. Peu importe par qui au fond. Nous jetons notre dévolu, nous disons c’est lui, c’est elle, parce qu’il/elle réveille en nous un vague souvenir, une réminiscence qui fait vibrer nos pensées et nos corps, la chimie fait le reste. Nous devrions porter l’amour en bandoulière. Vous en pensez quoi ? Nous devrions être apaisés mais nous avons besoin de ce stress pour nous mettre en tension, nous maintenir en vie. Qu’est-ce qu’un être humain sans conflit ? Un sage ou un mort ? On a besoin de raisons pour vivre, n’importe quelles raisons.

L'organisation nous fait défaut, tous, tout le temps, sans limite. L'entreprise est comme cela, elle est sans limite.


C'est à Hong Kong je crois que le cinéma d'action est né, que faire d'autre ? Les américains n'ont fait qu'emboîter le pas… Comme les romains ont copié les grecques, les colonnes, l'architecture, tout ça… Hollywood, voilà, Hollywood copie tout ce qui lui tombe sous la main, le cinéma d'action aussi. Charlie Chaplin ne réalisait pas de films d'action. Alfred Hitchcock non plus. Et Bruce Willis n'est pas un acteur de films d'action, Jet Lee, oui, non Bruce Willis est un acteur comique, on a juste voulu lui fair jouer des contre-emplois, faut voir le résultat, faut voir. Vous n'êtes pas d'accord avec moi ? C'est san importance tout ça, je sais. J'arrive pas à dormir, faut me comprendre, je regarde les pinceaux lumineux défiler sur le plafond de ma chambre dans laquelle Miss Brunner m'a attachée pour la nuit, elle m'a abandonnée cette salope, alors qu'est-ce que je fais ?


J'étais pas jouasse l'autre jour, non ?
Vu le prix que je vous paye, vous pourriez me répondre, non ?
Bon alors je me casse !



Je ne me souviens pas beaucoup de mes rêves. Je commence-là ? Bon. C'est une maison sur deux étages, c'est dans une station balnéaire. Je fais une sieste. Je suis avec Myg, mais il y a aussi Kelt qui est mère de famille à présent. C'est une maison très lumineuse, sur les deux étages, avec des escaliers en colimaçon, avec de grandes baies vitrées, le soleil du soir la traverse de part en part, la maison. Je me dis qu'il faudrait que je me serve de la place inutilisée. Exemple : un bureau en face d'une grande fenêtre ensoleillée, dans un coin.
Je fais la sieste et j'ai du mal à me réveiller. Je m'oblige à me lever tandis qu'un tas de monde s'affaire dans la cuisine. Il y a une nappe sur une table ronde, je ne rappelle pas de l'allure de la nappe, ni de sa texture ou de sa couleur, mais elle est lumineuse. Je me demande pourquoi le repas ne se fait pas là-haut. Je descends les escaliers et je m'assois à la table, les yeux tellement embués par le sommeil qu'il me semble ne rien voir. Karen est là ? Je suis gêné, excusez-moi, je dois continuer ?

Karen, elle peut pas me saquer je crois. Je sais pas trop pourquoi, elle est belle, très belle-même, et moi, quand même, vous voyez, je suis pas mal non ? Non ?! Elle fait souvent la gueule, elle fait partie d'un groupe de parole ou un truc comme ça, des féministes avec des idées plutôt arrêtées ? Attendez, c'est pas parce qu'on parle de cul qu'on est un obsédé ? A la boîte, on est entre mecs la plupart du temps, c'est pas qu'on veut pas causer avec elles, les femmes je veux dire, c'est qu'on n'a pas beaucoup de terrains d'entente, c'est le fossé ? Que je reprenne ? Oui, je vais essayer…
Mon rapport avec cette fille ? Je sais pas. Elle castre quoi et puis je pense qu'elle me prend pour un gros bourrin, et moi, j'en était amoureux mais elle était trop chiante vous voyez, elle me rabaissait tout le temps, des idées trop arrêtées. Et puis elle sait toujours tout sur tout, c'est énervant. Et elle avait quelqu'un à l'époque, je voulais pas, je peux pas m'immiscer dans un couple, ça ne se fait pas. Alors, Karen est là, moi, je suis assis , avec de la merde plein les yeux ? excusez-moi, hein pour l'expression ?! Karen est assise à ma droite. Elle dessine ou un truc comme ça, ou bien c'est une rectte de cuisine… Je lui fais la bise, et je lui dis que je ne vois rien, et elle garde sa joue contre la mienne. Elle est douce. Tendre. On s'embrasse encore, avant on se caresse. Joues contre joues. Elle a la peau très douce. Je sens son baiser, il est très agréable. On continue de se caresser. On s'enhardit, on garde le contact de nos  joues. Lèvres à lèvres. On s'embrasse vraiment, avec la langue. On s'embrasse, tout le monde s'affaire à côté dans la cuisine. On entend le brouhaha. J'ai beau ouvrir les yeux. Je continue de ne rien voir.  Kelt passe, il me semble. Il me semble que pendant qu'on s'embrasse avec Karen, Myg est à côté. Mais je n'ai pas l'impression de faire quelque chose de mal. Je sais que je ne veux pas la blesser, mais je n'ai pas l'impression par ce baiser de m'engager. Mais que ça pourrait m'engager, et ça me donne une sensation de bien-être. Comme lorsqu'on débute dans une relation. Les premiers baisers sont exquis. Karen se lève sans un mot et va dans la cuisine. Je reste. Je me lève. Elle  repart dans la cuisine. Je reste. Je pense à la place que je n'utilise pas dans cette maison. J'habite avec Myg, mais c'est pour les vacances. Il y a une sensation de durée, combien de temps les vacances ? Je ne sais pas. Elles vont finir, oui. Je me lève à mon tour et dans le couloir, mes yeux embués distinguent à peine Myg. Elle rit à gorge déployée et j'ai du mal à la reconnaître. Une partie de son visage est sur-exposée, l'autre partie est dans l'ombre. Elle rit.

(Rêve du 3 mars 2003)


saison 2 trailer

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