Vous ne comprenez pas ? Vous ne comprenez rien ? Trop d’images. Trop de son.
Saturation, prolifération, je suis bien obligé de croire que tout cela était prédéterminé. Préfiguré par la forme même de mon travail
antérieur.
Lorsque j’étais enfant, je faisais des bateaux en papier. Avec des journaux qui servaient à emballer les filets de bœuf du boucher du quartier,
je crois que rien n’a jamais autant compté que ça, le bateau en papier flottant dans le ruisseau, mes doigts noirs et le sang de bœuf…
Vous cherchez une structure, quelque chose à quoi vous raccrocher, au lieu de voir la forme…
Il fallait arrêter le monde tel que nous le connaissons, c’est pour ça qu’ils ont inventé la machine Lovecraft, pour le sauver, sauver le
monde.
A la place, il s’est produit… quelque chose. Il existe des mondes à l’intérieur des mondes. Nous avons franchi un pont en emportant un univers
entier.
Le monde est mou, le temps est plat, le temps s’abolit, s’estompe, disparaît.
Non, c’est une question de pouvoir et de qui le détient. Contrôle du temps, contrôle des esprits où chacun se dédouble à l’infini. Vous pouvez
m’appeler Monsieur. Celui par quoi tout arrive. Nous cherchons des alternatives, mais nous sommes bel et bien dans ce monde hybride où tout se
superpose irrationnellement.
L’assassin anglais, Jerry Cornélius lui-même, est contaminé, il est sorti de la mer, devenu un dieu et en même temps il se réfugie comme un
enfant malade au fond de sa baignoire. (rire)
C’est au-delà du bien et du mal c’est une question de pouvoir et de qui le détient. Je suis le Monsieur. Je n’aurai pas tué tout ce que je suis avant d’avoir bousillé toutes mes doublures.
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