Images aléatoires

Présentation

Profil

  • : Clarac
  • assassin-anglais-phaz1
  • : 26/03/1970
  • : Marseille
  • : réalisateur/performer travail avec l'association "shock corridor" et le collectif "ornic'art"

L'assassin anglais saison 1



L’Assassin Anglais est une série fantastique. Les personnes qui ont participé à cette histoire ont choisi dans une liste élaborée à partir de romans de S.F. et de B.D., leur personnage. Le scénario est écrit quelques jours avant en fonction des gens disponibles, tourné à raison d’une journée par mois.

Meurtre au faux-château (8’ - octobre 2002) épisode 1
Le complot (8’ - novembre 2002) épisode 2
La dissociation (8’ - décembre 2002)  épisode 3
Soyez enchantés (8’ - janvier 2003) épisode 4
Le goût pour le mal (8’ - février 2003) épisode 5
En sursis (8’ - mars 2003) épisode 6
Perdre le fil perdre le centre (8’ - avril 2003) épisode 7
Avant la guerre (8’ - mai 2003) épisode 8
Vers le pire (8’ - juin 2003) épisode 9
L’indécidabilité des faits (8’ - juillet 2003) épisode 10
La ville malléable (8’ - août 2003) épisode 11

Jerry Cornélius et ses comparses sont des personnages de S.F. créés par Michael Moorcock dans les années 1970 dans un cycle de 4 romans :Le programme final (1968), A bas le cancer ! (1971), L'assassin anglais (1972) et Vous aimez la musack ? (1977). Ils se sont baladés dans plusieurs nouvelles de différents auteurs de la New Wave anglaise et aussi dans la bédé Le garage hermétique de Jerry Cornélius
de  monsieur Mœbius. Jerry Cornélius n’est pas mort !

Denis Clarac




L'assassin anglais saison 2


La phase Critique, la saison 2

La machine Lovecraft
L'autre apocalypse
L'état du monde

Jerry Cornélius est L’assassin anglais, on l’attend pour sauver le monde. Son petit frère psychotique le hait. Miss Brunner grande magicienne poursuit des plans mystérieux. Histoires qui s’entremêlent, s’entrecroisent, le pire des scénarios dans un monde aux lendemains qui déchantent, qui empirent. Film vampire, film de vampires où le temps ne passe pas, mais s’abolit, disparaît.





21-12

Souvent je fais des rêves, et je me réveille dans un éclat de rire. C’est singulier parce qu’une minute après, je n’ai absolument aucune idée de ce qui m’a fait rire. C’est pareil pour mes pensées, si je ne les dis pas tout de suite, elles s’échappent. Je m’étonne de la façon dont les gens qui passent à la télé parlent si bien. Enfin, on comprend ce qu’ils disent ! Pour ma part, ma pensée est toujours discontinue… commence un raisonnement et puis par association saute à une idée, qui en entraîne une autre… C’est comme ça que ça fonctionne la pensée, non ? Non ? Mais non à la télé, ça ne se passe pas comme ça, peu de gens bafouille par exemple. Moi, je bafouille, je prends du temps avant de former une phrase. Je la retourne dans tous les sens, ça n’est jamais très clair, et puis ça s’éclaircit — des fois — ça se précise, et si c’est une discussion avec quelqu’un ça devient plus facile — pas toujours — l’autre nous aide à dire… En même temps c’est toujours les mêmes qui passent à la télé, c’est peut-être à cause de leur maîtrise du langage, cette facilité qu’ils ont à dire… Des professionnels en quelque sorte, ils doivent apprendre à dire… y’a pas d’autre solution. Ils commencent une phrase et vont au bout. C’est clair. C’est peut-être comme cela qu’ils gagent leur droit d’être là, assis devant nous à se marrer, échanger des anecdotes toujours tellement drôles et intéressantes…
Je suis toujours très étonné de voir à la télé les mêmes visages, ça se combine, ça se succède, ça passe d’une chaîne à l’autre indistinctement, d’une émission à l’autre, on s’esclaffe autour de la table, souvent autour de la télé. Ça ri, ho oui putain, ce’ que ça ri ! Un peu trop fort. Ils savent qu’on les observe quand même. Une sorte de communauté est là, dont nous ne faisons pas partie mais qui vit là sous nos yeux, et notre désir d’être parmi eux… Mais y’a pas de renouvellement, jamais. On voit les mêmes et ça minaude, c’est familial, si ça ne fait pas de bien, mon dieu, ça ne fait pas de mal, hein ! L’aristocratie s’étale, on les nomme avec des mots qu’on invente pour les rassembler, pour ne pas les perdre, pour ne pas qu’ils se perdent. Mais c’est une sorte d’aristocratie, un certain pouvoir, celui de la visibilité… Au moins !
Peu importe ce qui se dit tant qu’on est dans la bonne humeur, les gens ne font jamais la gueule ! Ils nous doivent ça ! Ils nous doivent une bonne humeur égale, c’est le prix qu’ils payent pour être là sous nos yeux à s’étaler comme sur les devantures des kiosques à journaux. Ou bien parmi tous, y’en a un, un seul, qui peut faire la gueule, on l’invite pour ça, c’est celui qui dit des choses du réel, de la vérité, la caution qui valide le cirque. Oui c’est un cirque, n’en doutez pas ! Mais ce’qu ça minaude toujours non de dieu, y’a pas à chier ! En même temps, ça passe, c’est pas lourd, c’est light, ça ne fait que passer, y’a qu’à rester devant. Attendre que ça passe un bon moment.  Et puis, sur tous ces gens réunis sur le plateau, il y en a toujours un qui nous est sympa, celui qu’on aime bien, un familier, on aime ses chansons, ses films, ses bouquins, on sait qu’il est intelligent, généreux, c’est bien ce qu’il fait, ce qu’il dit, oui c’est vachement bien ce qu’il dit. Alors pourquoi, qu’est ce qu’il fout avec les autres ? Il vient vendre ses trucs, il a vraiment besoin de faire le représentant pour vendre ses trucs ? Besoin de vendre au porte-à-porte, son dernier album ? C’est pas grave, rien n’est grave en l’occurrence ici ; et quand on récolte l’argent des tumeurs, l’argent des mucoviscidoses, des enfants de la misère, y’a ce ton sérieux qui dit son ton sérieux. Ça redonde ! Faut faire gaffe ! Et pourtant ça continue d’être superficiel au défilé des monstres, au défilé des bons sentiments, et le pognon afflue alors, on continue ? On est bien persuadé là que tout ce cirque sert enfin à quelque chose, la télé fait son devoir pédagogique, culturel, entraide entre les peuples, récolte les fonds, dans l’élan national général, cette haute idée de la télé que nous avons, prend enfin son sens à la foire des bons sentiments, relier les gens dans l’enthousiasme nous les rends fier nos figures connues, nos figures domestiques, apprivoisées qui nous appartiennent comme nos photos encadré sur les meubles, sur la télé !


28-12

Margareth Thatcher ! Quelle femme ! Vous savez  ce qu'elle disait :
"Economics are the method; the object is to change the soul." C'est fort, non ? C'est envoyé en tout cas… Elle a dirigé le royaume pendant 11 ans ! J'en reviens pas. Cette femme, avec une vision politique, une vision du monde, "changer l'âme". Aujourd'hui, ils ne lui arrivent pas à la cheville, tous autant qu'ils sont. Aucun.


10 ans plus tôt à Stockholm, c’est Franck, Jerry et le professeur Hira, leur mentor, qui avaient créé l’inverseur ,ou inducteur d’aléatoire, capable de produire une multitude d’alternatives en même temps. Jerry avait pressenti l’invention de la machine Lovecraft et aujourd’hui, Miss Brunner, corsaire et physicienne a repris les données finales.


À droite de la photo là, c'est Franck, à côté c'est Jerry…
— Il est très beau.
— Oui et les deux frères sont très intélligents d'ailleurs :  philosophie, physique, astrophysique, physique quantique, théorie des cordes… Le Professeur Hira les a initiés lorqu'ils étaient encore tout jeunes.
— Pour la date-là, j'ai un doute… vous êtes sûr ?
— Que voulez-vous dire ?
— Ce genre d'ordinateur là, en 1968, ça n'existait pas ! 
— Vous avez raison… une machine de Turing peut-être…
— À gauche, là, c'est qui ?
— À côté du Professeur Hira ?
— Oui.
— Je ne peux rien vous dire…
— Que c'est-il passé ensuite ?
— 1973…
— Stockholm 1973, le syndrôme ?




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