Images aléatoires

Présentation

Profil

  • : Clarac
  • assassin-anglais-phaz1
  • : 26/03/1970
  • : Marseille
  • : réalisateur/performer travail avec l'association "shock corridor" et le collectif "ornic'art"
Car ce qui s'évanouit quand on exclut le Cinéma du champ du Réel, en proclamant sa fin dans des installations funéraires, ce n'est finalement pas le Cinéma mais le Réel. Le réel ne s'atteint pas dans le réel, mais dans la Fiction. Le Réel est une construction de la Fiction (de l'Imaginaire, de la Pensée). Opposer le réel à la fiction, comme le font les Huyghe et les Gordon, c'est se priver de le toucher jamais par quelque moyen que ce soit (peinture, sculpture, cinéma, littérature). Gordon a beau exhiber la durée réelle de l'action d'un Ford, ou le vrai chef d'orchestre de la musique d'Hitchcock, et Huyghe tirer de sa manche la Blanche Neige réelle dont le corps était enseveli sous les oripeaux d'un cartoon et le vrai braqueur d'un film policier célèbre, revenant cette fois pour braquer son acteur, ce qu'ils déconstruisent ce n'est pas les procédés de la Fiction, c'est sa validité fondamentale. Et ce dans tous les arts, pas seulement le cinéma. Ils rejoignent ainsi le camp des Iconoclastes, qui protestaient (en brisant les icônes) contre la capacité attribuée aux images (par la tradition orthodoxe) de montrer Dieu. Vieille querelle, que d'une certaine façon Aristote et Platon avaient déjà vidée. Ce qui ne date pas d'hier. Ainsi de quelque côté qu'on la prenne, la ready-madisation du cinéma sent le rance.


Pourquoi le rêve ? Parce que c'est le grand alibi, le rêve, de la pensée. C'est la pornographie. C'est l'empêchement de passer à l'action, en politique par exemple, c'est le grand ennemi. Surtout, mais surtout, ça n'existe pas. On ne rêve jamais.


Et puis j'ai l'impression que le monde s'épuise. Les images s'épuisent, l'énergie s'épuise. Depuis que c'est le paradis sur terre, nous vivons sans lendemain. Nous ne sommes plus dérangés, la contrepartie c'est le terrorisme. Mais nous sommes au paradis.


Cette excroissance dans ma tête, c'est ma tête. Cette excroissance n'est pas une tumeur, ce n'est pas non plus un petit morceau de chair qui pousse n'importe comment. Non. C'est un nouvel organe, une nouvelle partie de cerveau…  Le signal vidéodrome réussira à créer une nouvelle excroissance du cerveau humain. Et qui aura une telle maîtrise des hallucinations que cela changera la réalité humaine. Après tout, il n'y a rien de vraiment réel en dehors de notre perception du réel ?


C'est cela l'esprit du temps : sans aucune conspiration d'une puissance quelconque qu'on pourrait désigner, tout conspire, au sens de respire dans le même sens, pour les mêmes résultats, c'est-à-dire l'insignifiance.


Pour que vous aimiez quelque chose il faut que vous l'ayez vue et entendue depuis longtemps, tas d'idiots.


La technologie, telle que l'envisagent les films du complot des années 70, ne sert plus l'individu mais l'instrumentalise. Elle redéfinit de fait les termes d'une menace, non plus centrée mais diffuse, qui se dissimule au sein de systèmes  réticulaires dont il s'agit de décrypter le fonctionnement . (…) Désormais, la conspiration se confond avec le réseau lui-même (…) Ainsi selon Gilles Deleuze : Le pouvoir ooculte se confond avec ses effets, ses supports, ses médias, ses radios, ses télévisions, ses microphones : il n'opère plus que par la reproduction mécanique des images et des sons (…) chez Lumet, le complot c'est le système d'écoute, de surveillance et d'émission du Gang Anderson ; Network, aussi bine, double la ville de toutes les émissions et écoutes qu'elle ne cesse de produire, tandis que le Prince de New York enregistre toute la ville sur bande magnétique.


Imaginaire, fonction spécifiquement humaine qui permet à l’homme contrairement aux autres espèces animales, d’ajouter de l’information, de transformer le monde qui l’entoure. Imaginaire, seul mécanisme de fuite, d’évitement de l’aliénation environnementale, sociologique en particulier, utilisé aussi bien par le drogué, le psychotique, que par le créateur artistique ou scientifique. Imaginaire dont l’antagonisme fonctionnel avec les automatismes et les pulsions, phénomènes inconscients, est sans doute à l’origine du phénomène de conscience. […]


Il n’y a rien de plus absurde que le terme de « recherche » appliqué à une œuvre d’art. Il ne fait en réalité que dévoiler quelque impuissance, un vide intérieur, un manque de véritable sens créateur, et une vanité misérable qui ne vaut rien. « Un artiste qui recherche… », que de médiocrité derrière ces mots ! L’art n’est pas de la science pour se permettre de procéder à des expérimentations. L’artiste qui s’arrête à cette expérimentation, qui ne passe pas à l’étape intime indispensable à l’achèvement d’une œuvre, ne peut atteindre le but suprême de l’art.

Pour la première fois dans l’histoire des arts et de la culture, l’homme avait trouvé le moyen de fixer le temps, et en même temps de le reproduire, de le répéter, d’y revenir autant de fois qu’il le voulait. L’homme était en possession d’une matrice de temps réel. Une fois vu et fixé, le temps pouvait désormais être conservé dans des boîtes métalliques, théoriquement, pour toujours. (…)


C’est terrible de constater que tout ce qu’on peut faire de plus radical, la structure en est déjà dans ce qui s’est imprimé dans ton cerveau d’enfant.


J'apprends à vouloir tout et à n'attendre rien, guidé par la seule constance d'être humain et la conscience de ne l'être jamais assez.


[…]
En moi gronde une ville, grouille la foule dessaoulée, ses envies au hachoir.
A moi s’agrippent des grappes de tyrans, des archanges aux blanches canines. Tueurs de mémoires à la conscience obèse, jouent du Varèse.
Qu’on me disloque. Qu’on me dispatche. Qu’on m’évapore.
Qu’on me disperse. Je suis noir de monde. Qu’on me disperse.
Je suis noir de monde.
[…]


Ce n’est pas le passé qui nous domine, ce sont les images du passé.


Les gens de Paris ont l’air toujours d’être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c’est que lorsqu’il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit plus ; ils sont tous dedans à prendre des café crème et des bocks. C’est ainsi ! siècle de vitesse ! qu’ils disent. Où ça ? grand changement ! qu’ils racontent. Comment ça ? Rien n’est changé en vérité. Ils continuent à s’admirer et c’est tout. Et ça n’est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots, qui sont changés ! deux ou trois par-ci, par-là, des petits…


L’une des fonctions principales d’un ami consiste à subir (sous forme plus douce, et symbolique) les châtiments que nous désirerions, sans le pouvoir, infliger à nos ennemis.


Soudain, il ressentit alors une terreur plus grande que celle qu’aucune des Formes aurait pu lui inspirer — une terreur qu’il ne pouvait fuir parce qu’elle faisait partie de lui-même. Le passage de la première Porte lui avait enlevé un peu de son équilibre et lui avait fait douter de son apparence physique et de ses relations avec les objets qui l’entouraient mais il n’avait pas altéré son sens de l’unité. Randolph Carter était resté Randolph Carter, un point fixe dans le bouillonnement dimensionnel. Par-delà l’ultime porte, il comprenait à présent, dans un éclair de frayeur destructrice qu’il n’était pas une seule personne mais une foule de personnes.


Anna : Ça va être beau.
Eddie : Il a retrouvé ce que les autres ont oublié, le temps.
Jeff : Je ne retrouverai mon calme que quand il sera anéanti.


Une identité c’est d’abord un secret. on ne peut partager qu’avec qui sait se taire.


 … il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du 20° siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation de l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique.
Et c’est là le grand reproche que j’adresse au pseudo-humanisme : d’avoir trop longtemps rapetissé les droits de l’homme, d’en avoir eu, d’en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.


On ne touche pas aux avantages acquis. quand a-t-on touché (caressé) les avantages acquis ?
Nous sommes dans un pays qui a deux caractéristiques étonnantes qui n’existent dans aucun des pays industrialisé (dont) la première, c’est que ceux qui peuvent le faire trouvent naturel de prendre les français en otage pour satisfaire leurs revendications




Fargier - Duras - Van Gesthalt - Cronenberg - Picabia - Thoret - Laborit - Tarkovski - Guyota - Vaneigem - Bashung - Steiner - Céline - Huxley - Lovcraft - Fassbinder - Monod - Césaire - Chirac
Des thèmes

Les représentants en éponge.
Créer un monde aux multiples facettes — comme celles d’un joyau à travers lequel la lumière pénétrerait avec une intensité et une incidence variable.
Un monde où règne les représentants en éponge. C’est le cerveau des personnes manipulés qui est une éponge (L’encéphalite spongiforme).
Le rapport sur les manipulations mentales. Il y avait ce film sur arte — un documentaire ? un type qui ressemblait à un clodo parlait de manipulation mentale, de quoi parlait-il ?
La série télé est un instrument de capture. C’est le spectateur qui est manipulé : Que va-t-il se passer maintenant ? A suivre…
L’Evêque : c’est aussi le représentant d’une instance supérieure.
La mallette : la somme des technologies, la boîte de Pandore, il ne faut pas l’ouvrir, et pourtant, on finit toujours par l’ouvrir.
Les vampires sont avec nous, ils se mangent eux-mêmes.
L’Ame damnée et son factotum (le d.r.h.), Miss Brunner et Una Personn.



A propos de chaque épisodes ?

L'épisode 1 : Meurtre au faux-château
Le dédale, le meurtre et puis faut bien se mettre le pied à l'étrier. Souvent il faut commencer par le meurtre d'une femme, elle crie et elle est horrifiée, elle cherche à s'échapper jusqu'au bout. Et l'on ne voit jamais la tête du tueur.
Il y a ce personnage longiligne, le factotum, le d.r.h. y'a son conditionnement qui fout le camp !

Episode 2 : Le complot
Pas de rencontre. Le symptôme des clés de bagnole. Comment croire, même en étant gosse, que les personnages peuvent oublier leurs clés de bagnol sur le rebord de la table ? Il y a un scénario écrit, comment peut-on oublier ses clés de bagnoles ? Le cinéma nous demande sans cesse de croire l'incroyable !

Episode 3 : La dissociation
Deux hommes se battent. Il est encore question de conditionnement et de suggestion. Que ce passerait-il si nous venions à perdre nous-mêmes notre conditionnement ?
Une Course poursuite.
Le professeur Hira est là pour étayer les théories scientifiques.
La musique de Ghostintruder.

Episode 4 : Soyez enchantés
La suggestion encore. Le représentant. Putain de société qui fait de nous des représentants de nous-mêmes (à développer). Reprise d'une scène très drôle de Nathalie Granger de Duras.

Episode 5 : Le goût pour le mal
Mort dans la cité. Un ballet. Multiples personnages qui se rencontrent. Vampire.

Episode 6 : En sursis
Le cimetière. Le dédoublement. Là, on commence à ne plus rien comprendre sur qui est qui ? Un autre représentant. Dimitri qui ressemble au représentant mort dans l'épisode précédent. La mallette commence à prendre de l'importance.

Episode 7 : Perdre le fil, perdre le centre
Le laboratoire. Une sorte d'épisode X files, seul épisode de nuit.

Episode 8 : Avant la guerre
Des femmes et les poupées.

Episode 9 : Vers le pire
Variation sur le vampire.

Episode 10 : L’indécidabilité des faits 
Prise de conscience par l’image, la croyance en l’image est la plus forte, et pourtant elle permet de se libérer. Apparition de l'icône faite femme.

Episode 11 : La ville malléable
Tout communique.

Ce sont des comédies, des réponses humoristiques, en quelque sorte, aux réalités de la guerre et de la mort. C’est une tentative de survie de l’esprit au milieu de ce chaos, ou bien la recherche d’un chaos plus grand.



Notes

Emprunte à la B.D., au cinéma, à la série T.V.
Le dispositif de la Phase 1 a fait jouer le hasard des plannings. Ceux qui étaient disponibles.
Marseille : Indétermination de la ville.

Idée pour la Phase 3, jouer le hasard aux dés.

Cage : la poésie est affaire d’agencements, de combinaisons de constructions, de collages et de techniques. Peu importe le matériau utilisé, peu importe le sujet, fonction des circonstances exceptionnelles… fonction du désir. Des actes dont l’issue sont inconnus.

Le film est un flux, un flux contrôlé qui a ses propres règles et fonctionnalités.

La série est un instrument de capture du spectateur. Au fond, tout est valable, les sujets n’ont aucune importance, il s’agit de capturer le spectateur, le rendre dépendant mentalement, qu’il devienne un représentant en éponge.
Mosaïque d’images, d’éléments juxtaposés, de sons, un processus de construction hasardeux, de variations et de juxtapositions.
Nous mettons un univers impossible, loufoque en place. Rien ne tient debout, les personnages ne sont que des types sans profondeur, l’histoire est indigente, le scénario s’organise au fur et à mesure autour du dispositif, sans plan préétabli. Mais il s’agit d’un instrument de capture (la manipulation mentale, la contagion).
Circulation. Série sans programme (T.V.) scénario.

Par ailleurs, court la menace d’une altération de la réalité possible. Qu’est qu’un monde altéré dans ce monde ?

    - Le mal radical.
    - La pourriture. L’infection c’est la défense.
    - Concepteurs, nouvelle configuration. Contrefaire la réalité.

J’imagine les dieux antiques, grecs ou étrusques, vivants sur cette terre. Anges déchus. N’ayant rien à y faire. Images sans profondeur. Les dieux ne faisant rien de plus que ce que font les hommes, s’aimer se haïr, se donnant beaucoup d’importance, cherchant à conquérir le monde.

Mettre à l’œuvre une mythologie. Les dieux du stade de cette époque. Tout circule dans une cosmogonie.
Mythologie. Epique. Film épique.
Des corps sans trajectoire. Figure mythologique ou alors c’est : on aurait dit que tu serais le gentil et que je serai le méchant.

L’homme est animal hors de sa cage, il s’agite hors de soi.
Paul Valery.

Tentative d’une construction figurative : les hommes ne sont jamais donnés, il y a d’abord les prototypes.
L’informe, l’impossible, l’incertain irriguent la représentation de l’homme, à ce titre, il est nécessaire de postuler l’inhumain, le pré humain peut-être — rien ne l’assure — dont on voit qu’il ne relève nullement d’un jugement moral mais d’un devoir formel.
L’acte est conçu, désormais, sur le mode de la hantise et  de la malédiction.
Nicole Brenez
Besoin de définir la construction figurative mise en place dans L’Assassin Anglais phase1.

Montage proliférant/ Maladie, contagion. Montage comme instrument de la fiction. Fiction comme une maladie proliférant, une contagion. Une image entraîne une autre image.
La cité radieuse : Le lieu  de noirs épanchements.
Episode 6 : je suis Franck Cornélius. Episode 7, qui est Larc ? Identité le spectateur comme les personnages passent leur temps à se demander qui ils sont ?

La fiction : le moyen le plus ancien d’intelligence analogique entre la réalité et ce que l’on veut (Hybert).

L’art contemporain n’a plus pour but de produire des objets, mais des rapports au monde, des modèles de fonctionnements mis en mouvement dans des entreprises. Quelles solutions expérimentales. Quel est le futur de l’activité artistique ?
Le devenir monstre de l’objet artistique.

Comment filmer l’épuisement, la masturbation, le vomissement au milieu d’un monde transparent, bariolé et gai ?

Hormones et neuromédiateurs.

Politique : l’épisode 8. ces 2 femmes sont peut-être ensembles. D’origine du Maghreb. Keltoum (bonté) C’est elle qui est ramenée à sa condition de femme. Elle coupe les carottes. Se coupe le doigt, essuie son doigt sur la courbe des cours de la bourse.

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