Images aléatoires

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Présentation

Profil

  • : Clarac
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  • : Homme
  • : 26/03/1970
  • : Marseille PACA panier Port St louis cité radieuse
  • : musique cinéma art littérature graphisme
  • : cinéaste vidéo et performer vit à Marseille. Il fabrique des fictions longs métrages de genre depuis 1994 ("mano a mano", "la vie même"). Il a commencé "l’assassin anglais" en 2002 (fin de la 2ème phase en 2008), films de SF paranoïaque et

Saison1 Scénario

Nota : Le scénario de chaque épisode est publié tel quel, certaines choses ont été réécrites, et modifiées pour cela, il n'y avait que dix épisodes à ce moment-là, le montage en a dégagé un onzième.




  • L'assassin anglais : Le faux château
  • Episode un (7')

Personnages : L’Ame damnée - Le Factotum - La fille - Reno

Lieux : Le faux château “Le Corbusier”



1. Les personnages rassemblés, Intérieur jour – couloir – Eux

L’âme damnée se tient de dos, on découvre qu’il étrangle avec une main le factotum contre le mur. Il se tient tout contre lui.
Le factotum dit des choses, mais on ne les entend pas. Il articule pourtant.
L’âme damnée le lâche doucement et se retourne, il se met à parcourir le couloir. Il se retourne et pointe du doigt le factotum.
Le factotum hausse les épaules.
L’âme damnée revient vers lui.
  • L’AME DAMNEE (muet) : Tu sais ce qui nous reste à faire.
  • LE FACTOTUM ACQUIESCE : Elle est là.
  • L’AME DAMNEE : Je sais qu’elle est là.

Elle les voit au bout du couloir. Elle s’enfuit.
Ils se séparent.


2. Poursuite (séparés)
a. La peur, Intérieur jour – Autre couloir – Elle

Elle regarde autour d’elle, elle est aux abois.
Elle court dans le dédale. Lorsqu’elle entend le moindre bruit, elle rebrousse chemin. Elle regarde autour d’elle comme une bête traquée.


Intérieur jour – couloir – L’âme damnée

Il se regarde dans une vitre. Son visage, qu’il soigne, tire la langue. Il se tape la tête contre une vitre.
  • L’AME DAMNEE : Jerry Cornélius, je t’attends. Nous sommes chez toi ici.

Il mime un travail, la toilette, l’amour, le meurtre.


Intérieur jour – Couloir – Le factotum

Le factotum mime le meurtre. Ensuite il court, il cherche les toilettes, il a envie de dégueuler. Il dégueule. Il se regarde dans un miroir.
  • LE FACTOTUM : Mon conditionnement fout le camp, non ?

Intérieur jour – Autre couloir – Elle – l’âme damnée

Elle court. Il l’aperçoit. Il court après elle. Elle aperçoit l’ascenseur.
L’âme damnée s’approche avec un couteau.
Elle est contre l’ascenseur. Acculée. Lui s’approche. Il referme son couteau pour montrer sa bonne volonté.
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Il se précipite.

b. L’amadouage, Intérieur jour – l’ascenseur – Eux

Il bloque les portes de l’ascenseur.
  • L’AME DAMNEE : Je veux savoir où il est ?
  • ELLE  : Quoi ? Où est quoi ?
  • L’AME DAMNE : Tu joues avec moi ? Où est mon rapport sur la manipulation mentale ? Celui que j’ai écrit ? Tu sais bien ? Tu l’as fait parvenir à Cornélius, c’est ça ?
  • ELLE : Je ne comprends pas

Il sourit.
Elle lui donne un coup de pied et se précipite sur le bouton de l’ascenseur.
L’âme damnée gueule comme un goret.
Le factotum arrive en courant, trop tard.
Les portes de l’ascenseur se referment.
  • LE FACTOTUM : Elle est là-haut.
  • L’AME DAMNEE : Il en est toujours ainsi pour les anges…


3. mort (rassemblés), Intérieur jour – Ascenseur

Elle respire fort en se tenant les mains et les poignets.


Extérieur jour – Toit – Les trois

L’âme damnée et le factotum attendent sur le toit.
Elle débouche et le voit. Il n’y a plus d’issue pour elle.
  • L’AME DAMNEE : C’est l’heure du thé. Dépêche toi de nous dire ce qu’on veut savoir.

Il s’empare d’elle. Elle est à genoux, il lui tient la tête. Il sort son couteau.
  • LE FACTOTUM (murmure) : Je ne veux pas voir ça.

L’âme damnée tue la fille.
  • L’AME DAMNEE : Où alors tout ceci ne serait qu’un accident ?


4. Extérieur jour – En face de l’immeuble.

Larx Dlaxtre pleure. Il se met à courir.

(A suivre)



  • L'assassin anglais : Le complot
  • Episode 2 (7')

Personnages : Job Ramirez – L’évêque Beesley – Miss Brunner - Dimitri

Lieux : La Major

Résumé de l’épisode précédent
Elsève de Lauréale a volé à l’Âme Damnée son rapport sur la Manipulation mentale. Le fourbe, accompagné de son Factotum, l’a poursuivie dans le faux château le Corbusier avant de la tuer froidement. A-t-elle eu le temps de transmettre le rapport à Jerry Cornélius ?


1. Extérieur jour – Devant la Cathédrale : L’arrivée de Miss Brunner et Dimitri


La femme marche en direction du parapet d’un pas décidé. Y’a un type qui attend en face. Le téléphone de Miss Brunner sonne. Elle décroche.
  • MISS BRUNNER : Professeur Hira ? Miss Brunner à l'appareil. Je suis là,  en face, pour voir l’Évêque. Mais il y a peu de chance…  Ce salaud nous coince, vous savez ?…  Et nous, nous ne savons même pas si Jerry Cornélius a pu pénétrer ici, dans la forteresse Europe… A vrai dire, personne ne sait où il est et nous avons besoin de lui pour entrer au Faux château…

Elle sourit, on voit ses dents.
Elle se retourne s’affale sur le parapet avec une allure de Pillarde. Elle écoute attentivement en prenant un chewing-gum.
  • MISS BRUNNER : Je le ferai Prof, mais je ne suis pas d’accord, vous savez ce que je pense de tout ça…  Le clergé ne doit plus se mêler de nos histoires…

Elle raccroche et mange son chewing-gum. Elle revient tranquillement.


2. Intérieur jour – Cathédrale : L’évêque Beesley
L’Évêque se tient les paupières. Il attend. Assis. Lève la tête vers Dieu.
Soupire.


3. Extérieur jour – Devant la Cathédrale : chewing gum  et menotte
(Doublage de la séquence vue de caméra de surveillance)

Dimitri soupire pendant qu’on lui passe les menottes, de son poignet à la grille, en face de la cathédrale.
  • DIMITRI (chuchote) :  Miss Brunner… Ton parfum…

Miss Brunner sort son chewing-gum de sa bouche. Il y a la marque de ses dents. Elle le donne à Dimitri qui le reprend.
  • MISS BRUNNER : C’est du Lalage, mon parfum. J’aime ça.

Elle imprime ses dents sur son cou.
Elle lui sourit et s’éloigne. Dimitri mâche le chewing-gum.


4. Intérieur jour – Cathédrale : L’évêque Beesley et Job Ramirez

L’Évêque mâche, il sourit. Un type qui n’a l’air de rien attend dans une nef.
  • L’EVÊQUE BEESLEY (obséquieux et murmurant) : Désolé, Miss, L’Evêque n’est pas là.
  • L’EVÊQUE BEESLEY (obséquieux) : Désolé

Il tient en main une suite de photos couleurs : On voit Miss Brunner et Dimitri.


5. Extérieur jour – Devant la Cathédrale : Miss Brunner

A la porte, nonchalante, elle fait un signe de tête à l’enfant de chœur de l’entrée.
  • L’ENFANT DE CHŒUR (obséquieux et murmurant) : Désolé, Miss, L’Evêque n’est pas là.

Elle sourit, elle n’en croit rien, bien entendu.
Elle baille.
  • MISS BRUNNER : J’ai mon programme à respecter. (A Dimitri elle prend une direction) Tu entends, il n’est pas là !

Elle revient sur ses pas.
  • L’ENFANT DE CHŒUR (obséquieux) : Désolé…

Elle mime “Désolé“ pour se foutre de sa gueule.
L’enfant de chœur se tient la bouche.
  • MISS BRUNNER : Je reviendrai, en attendant je vais baiser…

L’enfant de chœur s’éclipse en courbant l’échine.
Elle s’éloigne à reculons en regardant la cathédrale.


6. Intérieur jour – Cathédrale : L’évêque Beesley et Job Ramirez

  • L’EVÊQUE BEESLEY : Le fait est que je vais m’opposer par tous les moyens possibles et faire tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser ces horreurs. A commencer par ces contempteurs et cette… cette… cette femme…

Job Ramirez secoue la tête. L’Évêque lui tend l’image.
Job la contemple.
  • L’EVÊQUE BEESLEY : Tu comprends pauvre innocent ? Elle est belle, mais elle te mangera si tu te laisse approcher de trop près… Aussi, je t’ai fait un horoscope que tu devras respecter à la lettre… (L’Évêque caresse doucement Job Ramirez comme une brebis égarée.) L’ÉVÊQUE BEESLEY : En certains, il y a le désir de faire le mal, de tuer, et tu es de cette engeance. Je suis là pour soigner ton âme J’utiliserai des médecines douces, mon petit, tu verras.


7. Extérieur jour – Devant la Cathédrale : Miss Brunner et Dimitri

Miss Brunner passe devant Dimitri
  • MISS BRUNNER : Où en es-tu de ton érection ?

Elle s’éloigne. Il sort une clé, se détache et la suit en essayant de la rattraper  comme un gosse.

(A suivre)

  • L'assassin anglais : L dissociation
  • Episode 3 (7')

Personnages : Larc Dlaxtre – Stanislas Moffat

Lieux : Du côté du Panier


Résumé de l’épisode précédent
Miss Brunner accompagnée de son esclave Dimitri se devait de rencontrer l’Evêque Beesley. Celui-ci, agent spécial du Vatican, refuse tout contact et charge un va-nu-pieds d’une mission mortelle.


1. Extérieur jour – Escaliers église, la Major en fond.


Larc Dlaxtre de dos prend des coups dans la gueule. Il tombe. Stanislas Moffat lui tombe dessus sort un flingue. Lorsqu’il est prêt à tirer…
  • LARC DLAXTRE : Il n’y a pas de centre.
  • STANISLAS MOFFAT (du tac au tac) : Le centre est partout.

Stanislas Moffat semble se réveiller. Il se relève. Un peu comme un somnambule, il relève Larc. Larc saigne du nez et de la bouche. Il regarde son sang énigmatiquement.
Il prend Moffat par les épaules.


2. Extérieur jour – L’allée, le parking.


Une fille pleure à côté de ses bagages. Stanislas et Larc passent derrière elle.


3. Extérieur jour – Le coin sombre.
 
Larc Dlaxtre et Stanislas Moffat débouchent dans un coin sombre.
Larc reprend le flingue de la main de Stanislas avant de lui foutre sur la gueule. Moffat n’a pas le temps de réagir.
  • LARC DLAXTRE : Qui t’envoie ?
  • STANISLAS MOFFAT : Je ne sais pas.
  • LARC DLAXTRE (frappe encore et encore) : Qui ?
  • STANISLAS MOFFAT : On dit que tu es sous l’emprise de l’Evêque.
  • LARC DLAXTRE (Il frappe) : Qui « on » ?
  • STANISLAS MOFFAT : Franck, c’est Franck Cornélius qui dit ça… Tu aurais dû laisser entrer cette salope de Miss Brunner… Tu comprends, l’évêque te contrôle… L’évêque Beesley.

Larc se relâche quelques secondes.
  • LARC DLAXTRE : L’évêque… (Il est pensif)

Moffat en profite. Il donne un coup à Larc et s’enfuit par les escaliers en quelques bonds. Larc reprend son souffle avec un léger sourire en coin. Il regarde Moffat s’enfuir.


4. Intérieur jour – Le laboratoire.

Le professeur Hira se lave les mains comme un chirurgien. Il regarde la mousse que ça fait entre ses doigts. Il travaille avec des seringues, il s’en met dans la bouche (essai impro et manipulation autour des objets).
  • Journal personnel du professeur HIRA- 8688ème jour.
  • Forcément, si nous avions les microfilms de Jerry Cornélius.


5. Extérieur jour -  Devant la voiture.

Moffat court, court en regardant derrière lui.

Il glisse sur les rampes des escaliers. Arrive devant sa voiture. Il se croit en sécurité, il siffle. La fille avec ses bagages s’approche de lui.

La fille demande à Moffat s’il la prend dans sa bagnole. (Vision de Larc d’en haut) Moffat dit non. Il sort ses clés, prêt à ouvrir la voiture. La fille reprend son chemin, tête baissée. Moffat la regarde s’éloigner. Se ravise, il la rattrape.

(Vision de la voiture) Il lui fait comprendre qu’il pourrait venir avec elle si elle consentait à quelques petits trucs pour elle. Elle fait non, le repousse.
Il revient dépité, rentre dans la bagnole.


6 . Intérieur jour – La bagnole.


Larc est dans la bagnole, il attend Moffat.
Larc pose le flingue sur la plage avant.
  • LARC DLAXTRE : Le centre est partout.

Il sort de la bagnole. Moffat reprend le flingue, il le remet dans son holster et démarre.
  • STANISLAS MOFFAT : Il n’y a pas de centre.


L’Assassin Anglais : Professeur Hira Annexe
La dissociation - Episode 3 (7’)


Intérieur jour – L’atelier. (épisode 3)

Le professeur Hira se lave les mains comme un chirurgien. Il regarde la mousse que ça fait entre ses doigts.
Il travaille avec des seringues, il s’en met dans la bouche (essai impro et manipulation autour des objets).

Journal personnel du professeur HIRA- 8688ème jour.
Forcément, si nous avions les microfilms de Jerry Cornélius.


(A suivre)
Mercredi 24 Décembre 2002

 

  • L'assassin anglais : Soyez enchantés
  • Episode 4 (7')

Personnages : Harry Forgette (en plans américains) – Femme 1 – Femme 2

Résumé du troisième épisode
Stanislas Moffat et Larc Dlaxtre, les agents secrets de notre époque illustrent parfaitement les paradoxes de notre monde à la fois fragmenté et globalisé où dominent la destruction et le chaos.


1. Intérieur jour – Séjour appartement.

La femme 1 est de dos sur le balcon.
La femme 2 feuillette distraitement un magazine, assise dans le fauteuil.
La femme 1 rentre dans le séjour, elle s’assoit dans le fauteuil juste à côté de la femme 2. Elles n’ont pas besoin de se regarder pour savoir qu’elles sont l’une à côté de l’autre. Femme 2 regarde au plafond.


2. Intérieur jour – Séjour appartement.

Les deux femmes attendent. On entend deux coups répétés à la porte. Un type rentre en costard cravate avec son attaché-case. C’est Harry Forget, le représentant.
  • LE REPRÉSENTANT : Oh pardon ! Excusez-moi, c’était ouvert. Je ne vous dérange pas ?
  • LA FEMME 1 : Non, entrez.
  • LE REPRÉSENTANT : C’était ouvert.
  • LA FEMME 1 : Qu’est-ce que vous voulez ?
  • LE REPRÉSENTANT : Oh rien… Je suis…
  • LA FEMME 1 : Asseyez-vous.
  • LE REPRÉSENTANT (Emprunté, il s’assoit avec son attaché-case sur ses genoux et récite)
  • Je représente la société spongia sponsor. On voit que ça partout, hein… Les meilleurs modèles… Les meilleurs tampons à récurer  alliés à des éponges 100% végétales très douces et très absorbantes, leur porosité ne souffre aucune comparaison… pour tous vos usages domestiques… si nous sommes les premiers, c’est que nous ne jetons jamais l’éponge, hé, hé… Keep the client satisfate en plus encore… La spongex triple X est d’une élasticité et d’une résistance sans commune mesure. Choses nouvelles nous avons augmenté de 50% l’efficacité d’absorption de la spongex triple X. Et c’est logique, réfléchissez… L’efficacité de l’absorption, hein ! c’est… La spongex triple X tient peu de place dans vos placards, vos tiroirs…  L’encombrement est minimum, 105/80/10… les fibres naturelles alliées aux dernières technologies de nos ingénieurs ont prouvé en simulation la supériorité  de la spongex triple X sur tous les derniers modèles. Qui dit mieux dans tout le village global ? La spongex triple X 100% végétale est…
  • LA  FEMME 1 : Vous n’êtes pas représentant.
  • LE REPRÉSENTANT : Comment ?Ohhh… La spongex triple X est d’une efficacité confondante… Si, si, si, la spongex triple X a le côté pile d’une éponge 100% naturelle d’une grande douceur hypoallergénique, mais elle a aussi le côté face à récurer, synthétique, testé électroniquement  afin de ne pas rayer vos poêles par exemple… Voyez le revêtement si spécial de vos poêles, avec la spongex triple X … hop, hop, il ne souffrira d’aucun dommage… D’ailleurs ma propre femme l’utilise…
  • LA FEMME 1 : Vous n’êtes pas représentant.
  • LE REPRÉSENTANT : Ah, mais si madame, si, si… J’ai ma carte
  • LA FEMME 1 : Non.
  • LE REPRÉSENTANT : Si, j’ai une carte délivrée par la préfecture de police si vous voulez…
  • LA FEMME 1 : Non.
  • LE REPRÉSENTANT : Voilà.
  • LA FEMME 1 : Non.
  • LE REPRÉSENTANT : Si.… (silence). Comme je vous le disais, la Spongex triple X, est faite de cette matière organique souple et résistante,  la spongine. Comme toutes les éponges me direz-vous… Hein… Attendez, attendez… Ce qui est nouveau, c’est que cette spongine à été traitée dans nos laboratoires de recherche suivant des protocoles issus des technologies militaires, afin de permettre une régénération des tissus, c’est cela qui permet une absorption plus importante — 50% — mais aussi une résistance à l’usure pratiquement triplée… (silence). Les essais sont évidemment gratuits et ne comportent aucun engagement de votre part, l’on pourra toujours faire venir un démonstrateur… Nous nous engageons à faire votre vaisselle pendant quatre jours… Si vous n’êtes pas convaincues… (silence). Vous avez déjà entendu parler de la spongex triple X. Vous m’étonnez madame, on ne voit que ça partout. L’effort publicitaire marketing est tel. Ah j’oubliais, la spongex triple X existe en divers coloris. Oui, oui. D’habitude, ce genre est vert et jaune crème… Pourquoi ? pourquoi ? C’est banal, toujours la norme. Alors que c’est agréable d’avoir de la couleur. Vous ne trouvez pas ?
  • LA FEMME 1 : Vous n’êtes pas représentant.
  • LE REPRÉSENTANT : Madame, mais si, si
  • LA FEMME 1 : Non, non.
  • LE REPRÉSENTANT : Mais enfin, pourquoi. (Silence). Madame…
  • LA FEMME 1 : Non.
  • LE REPRÉSENTANT
  • LA FEMME 1 : Ça n’existe pas.
  • LE REPRÉSENTANT : Ah, mais je suis là madame… je suis là. Je vous assure…
  • LA FEMME 1 : Non.
  • LA FEMME 2 : Non.
  • LE REPRÉSENTANT (se lève) : Bon… Bon… Faut… Faut… Dans ces conditions, je ne veux pas abuser de votre temps. Il se fait tard et j’ai encore des clients à voir dans l’immeuble. Si vous voulez, je repasserai la semaine prochaine ou dans un mois.
  • LA FEMME 1 : Si vous voulez.
  • LE REPRÉSENTANT : Oui. Vous en avez sans doute ?
  • LA FEMME 1 : La cuisine est là-bas.
Il va jusque dans la cuisine. Les deux femmes ne l’attendent toujours pas. Il revient.

Annexe cuisine
Il prend deux éponges, il lave un plat brillant comme une soucoupe volante. Il fait ça mécaniquement. Puis sous une irrepressible envie, il se sèche les mains et prend nerveusement dans sa poche une petite ampoule, il en casse chaque extrémité avant de l'absorber. Plus calme, il revient dans le séjour, les deux femmes n'ont pas bougé.
  • LE REPRÉSENTANT : Vous savez ce que vous avez ?… Des spongex triple X. On n’y peut rien. Je vais quand même finir l’immeuble.

Il s’en va. Les deux femmes le regardent partir. La femme feuillette une page de son magazine.


(A suivre)

Mercredi 8 janvier 2003


  • L’Assassin Anglais : Le goût pour le mal
  • Episode 5 (7’)

Personnages : Job – Un représentant – La fille triste (Una Personn) – Deux amoureux (Myg & Flash Gordon)

Résumé des épisodes précédents.
Le meurtre d’une secrétaire par son patron pour un rapport disparu. Miss Brunner, corsaire moderne, à la recherche d’un microfilm. Un Evêque à la poursuite d’une valise aux pouvoirs démesurés. Des agents secrets. Un représentant d’une fabrique d’éponges.
Nous sommes toujours sans nouvelles de Jerry Cornélius.


1. Intérieur nuit – Cinéma porno.

La fille triste de dos, dos à l’écran. Elle retire la bandoulière de son sac. S’assoit.
Elle regarde l’écran, on entend les gémissements du film.
Le rayon lumineux poussiéreux qui traverse la salle comme une lame.
Elle est fascinée par l’écran. Sa main tient son cou qu’elle caresse doucement.


Extérieur Jour – Cours Belsunce.

Job prend son pied.
Job joue à caresser les contours d’un type sur une photo avec la flamme de son briquet. Il relève la tête, pensif.
Immeubles comme des navires.
Il retourne la photo, y sont inscrit une date et une heure avec un dessin astrologique.
Une fille lit son horoscope adossé à un banc un peu plus loin. (Des pieds aux mains).


Intérieur nuit – Cinéma porno.

La fille triste joue avec la flamme du briquet, comme à la recherche d’une chaleur humaine. Le film continu sa rythmique pornographique.


Extérieur Jour – Devant les nouvelles galeries

Franco Néro sort des Nouvelles Galeries avec son attaché-case. Il saigne du nez tout simplement. Il a un mouchoir dans la main. Il se met un bout de mouchoir dans le nez. Il regarde sa montre comme avant un rendez-vous.
Il prend une ampoule dans une petite boîte. Casse un côté, puis l’autre. Il la prend.
Ensuite il va à gauche, puis à droite, puis devant lui.



Intérieur nuit – Cinéma porno.

La fille triste fait un dessin avec son briquet. Elle se relève.

   
   
Extérieur Jour – Sortie du cinéma porno.


La fille sort du cinéma en regardant le ciel comme lorsqu’on sort du cinéma en plein jour.


2. Extérieur Jour – Cours Belsunce.

La fille à l’horoscope est rejointe par son mec. Il lui fait du pied.
Ils s’embrassent impatients. Ils attendent pour traverser.

Job regarde les chaussures dans les magasins de chaussure.


Extérieur jour – Esplanade en face du Cours Belsunce.

La fille triste marche jusqu’au magasin de vêtement en face du cours Belsunce.
Franco Néro marche en marmonnant vers l’esplanade.
Franco Néro (Marmonne en regardant sa montre)
Fun, il faut que ce soit fun.

Regard de Job vers franco Néro.

La fille regarde le couple qui traverse, main dans la main. Derrière il y a Job.
Franco Néro passe, il consulte sa montre à nouveau.

Le couple sur l’esplanade s’embrasse

La fille se lève pour les voir de plus près, fascinée comme au cinéma porno.
Franco Néro passe avec son bout de mouchoir dans le nez. Il attend toujours quelque chose ou quelqu’un.

Le couple s’embrasse.

Job arrive dans le champ de la fille et passe devant Franco. Ils font un demi-tour.
Cutter (comme la lumière du projecteur dans une salle de cinéma).

Regard de Franco Néro.
Pieds ancrés dans le sol.

1 coup de cutter, 2 coups, 3 coups. Du front à la bouche. Sang.
Main qui tient la mallette se crispe.

Le couple s’embrasse.

4 coups. Des gouttes de sang par terre.

La fille baisse son regard.

5 coups. Job passe.
La main qui tient la mallette se détend, reste immobile, ouverte.
La fille relève la tête.
Franco, le sang du front aux pieds.

Le couple s’embrasse arrière plan.

Job fait le tour du mort comme étonné qu’il ne tombe pas.
Il sort son briquet. Eclaire le visage fixe du mort. Regarde à droite à gauche. Il surprend le regard de la fille triste. Il sourit.

La fille fixe job qui sourit puis disparaît. Le mort reste seul, debout.
Job a disparu.
Le couple passe à côté d’elle sans la voir.


3. Extérieur jour – Esplanade en face du Cours Belsunce


Job est en face, contre un banc, bouffe une cuisse de poulet.
La fille s’approche du mort debout.
Elle approche ses doigts doucement vers le visage du mort. Elle touche le sang. Le goûte.
Elle a un regard vers Job.
Il relève la tête, regarde la fille est le mort comme un badaud, il rigole.
La fille part en courant.


(A suivre)
Mercredi 26 février 2003


  • L'assassin anglais : En sursis
  • Episode 6 (7')

Personnages : L’âme damnée et son factotum


Résumé des épisodes précédents.
Le meurtre d’une secrétaire par son patron pour un rapport disparu. Miss Brunner, corsaire moderne, à la recherche d’un microfilm. Un Evêque à la poursuite d’une valise aux pouvoirs démesurés. Des agents secrets. Un représentant d’une fabrique d’éponge.
Nous sommes toujours sans nouvelle de Jerry Cornélius.

1. Intérieur jour – Restaurant.

* L’âme damnée de dos, devant une tasse de café sur une table posée devant lui.
  • L’AME DAMNEE : C’est un peu en désordre, mais tout cela va changer. Il me faut une nouvelle secrétaire ? Docile, fragile, agile… Qui sait faire du café, oui. Une qui ne me trahira pas. Tu vois le style ? Le style de son cul. J’aurais du le voir à son cul, son style.
  • LE FACTOTUM : Monsieur… Monsieur, mon conditionnement…
  • 01’30’’18          
  • FRANCK CORNELIUS : Tout fout le camp Je ne souffre plus ces traîtrises, mes représentants me font des enfants dans le dos, mes salauds, ils m’ont tiré ma mallette. Ça va se payer.…Je suis FRANCK CORNELIUS. Putain de bordel de merde.
  • LE FACTOTUM : Je ne comprends rien. (LE FACTOTUM se tient la tête comme s’il allait pleurer). Pour combien de temps sommes nous là ?
___________________
  • LE REPRESENTANT : Miss BRUNNER, votre dominatrice, n’est pas avec vous ?
  • LE REPRESENTANT : C’est fou ce que vous lui ressemblez… a votre frère, je veux dire… Je n’ai pas beaucoup de temps, vous comprenez, je désobéis aux ordres, moi. C’est un homme de L’EVEQUE qui l’a tué, vous le saviez ? le plus grave, c’est qui lui a volé sa mallette.
  • LE REPRESENTANT : Vous pourriez nous rejoindre, rejoindre FRANCK CORNELIUS, je veux dire… Réfléchissez. Et puis si par hasard vous trouviez cette mallette vous-même, ne tentez pas de l’ouvrir, sous aucun prétexte.
  • DIMITRI : Mais je n’ai pas de frère.
____________________
  • JOURNAL PERSONNEL DU PROF HIRA. Jour 15671 : Il va falloir changer de paradigme : le déterminisme biologique ne donne plus rien. Le corps humain est le résultat de la compétition entre les cellules, entre les organes, en nous, c’est une grande bagarre, rien ne travaille pour nous.
____________________
  • 7’45’’02          
  • FRANCK CORNELIUS (Fin) : Ne vous laissez distraire par rien. Votre mission est de ramener Larc Dlaxtre avant minuit heure locale.

# Le factotum est assis dans “l’antichambre“. Il y a une petite boîte juste devant lui. Il se gratte comme s’il avait des démangeaisons au cou.

+ La tasse de café fume devant l’âme damnée.

# Le factotum lève le doigt comme à l’école.
  • LE FACTOTUM : Monsieur.

* L’’âme damnée ne bronche pas (dos).

# Le factotum regarde le dos de l’âme damnée.
  • LE FACTOTUM : Monsieur, mon conditionnement…

* L’âme damnée lui montre la direction des escaliers.
# Le Factotum se lève.
* L’âme damnée marmonne dans sa barbe. Le Factotum suit la direction indiquée comme s’il ne savait pas où il allait.
# Le factotum monte vers les escaliers.
* L’âme damnée marmonne toujours : dos, on s’approche, on voit sa bouche articulée en trois quarts arrière. Finalement on entend :
  • L’AME DAMNEE : …Je suis Franck Cornélius, oui ou non ?

On voit son visage, il boit vraiment son café.


2. Intérieur jour – Haut des escaliers, chiottes .

Le Factotum finit de monter les escaliers. Il se cache le visage comme s’il allait perdre la face.

Il rentre dans les toilettes. Crache, c’est coloré. Il met sa main dans le fond de sa bouche pour voir la couleur sur ses doigts.
  • LE FACTOTUM : Je ne comprends rien. (Le factotum se tient la tête comme s’il allait pleurer). Pour combien de temps sommes nous là ?

Il se tient désespérément à l’évier.


3. Intérieur jour – Restaurant.

L’âme damnée, Franck Cornélius, se lève, il va jusqu’à la fenêtre.
  • FRANCK CORNELIUS : Bruder, bruder, bruder… Jerry… Il serait temps que tu vinsses. Catherine, notre petite sœur se languit de toi. Et moi, moi. Moi, je t’attends, et je vais t’étrangler avec mes mains… Tu comprends, personne ne sait à quel point c’est dur le pouvoir, de devoir l’exercer. Toi Jerry mon frère, tu as tout refusé pour parcourir le monde. C’est un peu facile. Maintenant, Catherine t’adore, et moi, moi, elle me déteste. Elle me déteste (pleure).

Il esquisse trois pas de danse.
Il vient s’assoire à la place du Factotum dans “l’antichambre“ en face de la petite boîte.

Le factotum descend les marches. Il vient s’asseoir en face de Franck Cornélius.
Franck ouvre la petite boîte, il la pousse vers le factotum.
  • LE FACTOTUM : Monsieur… Pour la secrétaire, je m’en occupe.

Franck hoche la tête, entendu.
Le factotum relève sa manche. Il prend la seringue.
  • LE FACTOTUM : Votre rapport sur la manipulation mentale n’a pas refait surface.
Il se la plante dans le bras.
Franck regarde avec envie en se relevant sa propre manche.
Le sang dans la seringue. Le factotum met la seringue sur de la gaze.
Franck reprend la seringue. Il prend une petite fiole, la seringue, il mélange la drogue avec le sang. Il repose sur la gaze.
Franck se pique. Lorsqu’il retire la seringue, il y a une goutte qui perle. Franck sourit au factotum. Le factotum est mal à l’aise.
  • LE FACTOTUM : Nous n’avons aucune nouvelle de votre frère, Jerry Cornélius a disparu…

Regard furibond de Franck
  • LE FACTOTUM : et pour Catherine…
  • FRANCK (radoucit) : Laissons-là dormir.
On entend les bruits du faux château.
Couloirs.
Portes d’ascenseur qui se referment.
Lieux de poursuite de la secrétaire.

(A suivre)
Samedi 15 mars 2003


Annexe 1 : le professeur Hira
Annexe 2 : Dimitri au cimetière.



  • L'assassin anglais : en sursis (annexe2)
  • Episode 6 (7')


Personnages : Dimitri et un représentant


1. Extérieur jour – Cimetière.

Dimitri de dos regarde une tombe, recueillit.
  • LE REPRESENTANT : Miss Brunner, votre dominatrice, n’est pas avec vous ?

Dimitri se retourne, il pleure.
  • LE REPRESENTANT : C’est fou ce que vous lui ressemblez… a votre frère, je veux dire… Je n’ai pas beaucoup de temps, vous comprenez, je désobéis aux ordres, moi. C’est un homme de l’évêque qui l’a tué, vous le saviez ? le plus grave, c’est qui lui a volé sa mallette.

En montrant sa propre mallette il laisse tomber une ampoule qu’il ramasse promptement pour la remettre dans sa poche.
  • LE REPRESENTANT : Vous pourriez nous rejoindre, rejoindre Franck Cornélius, je veux dire… Réfléchissez. Et puis si par hasard vous trouviez cette mallette vous-même, ne tentez pas de l’ouvrir, sous aucun prétexte.

Il disparaît.
  • DIMITRI : Mais ce n’était pas mon frère.

Intérieur jour – L’atelier.
annexe


Essais de la cabine.

Journal personnel du professeur HIRA- 8672ème jour. (Episode 6)
Il va falloir changer de paradigme : le déterminisme biologique ne donne plus rien. Le corps humain est le résultat de la compétition entre les cellules, entre les organes, en nous, c’est une grande bagarre, rien ne travaille pour nous.

(à suivre)

  • L'assassin anglais : perdre le fil, perdre le centre
  • Episode 7 (7')

Personnages : Larc Dlaxtre – Stanislas Moffat
Lieux : Faux Château - Station d’épuration - Cathédrale


Résumé des épisodes précédents
Certaines personnes mènent des combats qui les dépassent.


Idées : Le passage du rêve à la réalité par la vibration. Vibration du son et de l’image. Tremblements et crampes.

1. Intérieur jour – Le faux château

Vues des couloirs, on avance lentement. Mouvements en intérieur, pas une âme.

  • VOIX OFF de FRANCK CORNELIUS  (qui résonne) : Pour le profane, rien ne différencie le cerveau d’un serpent de ceci : le tronc cérébral, ou le cerveau reptilien de l’être humain. En termes d’évolution, il est vieux de 500 millions d’années. il contrôle les fonctions nécessaires à la survie élémentaire. Il est vif, vital, irraisonné. Il est enveloppé par le cervelet. Ce dernier, encore largement pré humain, nous confère nos capacités physiques et la mémoire rudimentaire d’un animal. Posé par-dessus, on trouve le système limbaire, ou cerveau mammalien…

Extérieur jour – devant le faux château

Larc de dos ( fin du premier épisode)
Il se retourne pour regarder le haut du Faux-château.
Elève dort dans le petit box après sa mort.

2. Intérieur nuit – station

Larc à plat ventre, il dort (christ à l’envers, un léger filet de bave aux lèvres.
(Montage kaléidoscopique… Suspensions de temps apesanteur)
Elsève (ascenseur  premier épisode)
Beesley,
Franck Cornélius.

VOIX OFF de FRANCK CORNELIUS  (qui résonne)
…Là, le sexe et la violence se rejoignent. Pour beaucoup, c’est le siège de la démence. C’est le télencéphale qui, avec le cortex, son enveloppe de nerfs, caractérise l’être humain. Ses deux hémisphères génèrent nos pensées les plus élevées, nos émotions les plus douces.

Larc s’éveille dans la nuit, les lumières sont bizarres.
Il cherche ses lunettes avec un briquet.
Il les trouve, elles sont cassées.
Il regarde autour de lui en secouant la tête. (Larc réalise qu’il n’est pas dans son rêve, c’est celui de quelqu’un d’autre).
Il se relève, s’avance pour repérer les lieux, il ne connaît pas cet endroit, c’est sûr.
Il a juste le temps de jeter un coup d’œil autour de lui, il entend quelqu’un d’assez loin derrière lui. Sur un bac.


1’25’’21           
MOFFAT & JENNY (chuchotent) Larc debout.
LARC, c’est l’heure… Il est bientôt minuit. LARC DLAXTRE, mon lapin… Il faut qu’il se souvienne, si nous voulons qu’il revienne avec nous. Pas de souvenir. Et nous voulons qu’il revienne avec nous. FRANCK ou L’EVEQUE. FRANCK ou l’EVEQUE. FRANCK ou L’EVEQUE. Bientôt minuit. Son conditionnement fout le camp. Ici au centre nous pouvons te reprendre. Ne résiste pas. Ne résiste pas. L’image du souvenir est toujours imparfaite. (rire) toujours imparfaite, Tu as été convoqué, il est bientôt minuit. Cher ange. Ton sang coule sur nos lèvres.

2’44’’21           
Larc devant le Labo Labo

STANISLAS et JENNY : Stan et Jenny chuchotent, ils disent que l’image du souvenir est toujours imparfaite, que quse, fril oiu qoudgdsh hsds k osi sio qsois pjjq et aussi oiu qoudshsds k osi so qois jjq.

MOFFAT (en haut de la petite tour) : Goodnight Mister Dlaxtre, tu es au centre cher ennemi.

JENNY & STAN (de concert) : Comme il s’en est souvent douté, le déclin est survenu tranquillement et a décadence se fait par un processus graduel, toujours en cours. Superficiellement , rien ne presse. Les semaines passent, les communications et les services publics empirent lentement. Il semble toujours y avoir une chance que les choses s’améliorent, mais il sait qu’elles ne s’améliorent jamais.
MOFFAT : Ce n’est pas possible.
JENNY : Larc, tu es à nous. Regarde ça.
Top secret Dossier n° 655 321 SUJET : DLAXTRE LARC
MOFFAT & JENNY : Il est bientôt minuit (comme au cirque)
MOFFAT & JENNY rient
MOFFAT en chemise hawaïenne : Goodnight mister Dlaxtre
DLAXTRE : Moffat ?! (silence) Qu’est ce qui se passe ? (murmure)
MOFFAT (montre les lieux) : Tu es au centre cher ennemi.

Larc regarde plus attentivement et voit inscrit sur des bacs immenses des noms connus : Beesley, Brunner, Hira, Forguette, F Cornelius et plus loin, Moffat, Dlaxtre, J. Cornelius
 
MOFFAT : Tu ne comprends pas ?

Une fille apparaît. Elle est habillée un peu classe avec des lunettes de stars (star italienne).

MOFFAT : Jenny, tu ne devais pas te montrer.
JENNY : Il ne peut pas comprendre. Donne-lui son dossier.
MOFFAT : Ce n’est pas possible.
JENNY : Larc, tu es à nous. Regarde ça.

Moffat jette des feuillets entre ses mains, cela ressemble à un dossier, sur la couverture il y a écrit : Top secret Dossier n° 655 321 SUJET : DLAXTRE LARC

Larc fixe Moffat.
Jenny retire ses lunettes ; elle prend une branche dans sa bouche.
Larc commence a ressentir le poids de sa conscience (les yeux et le front).
Hélice des bacs de merdes de la station comme les rouages d’une horloge.

Plus il tourne les pages, plus il se sent oppressé.
Hélice des bacs de merdes de la station comme les rouages d’une horloge
Larc ferme les yeux, ça tourne.
Moffat se marre comme une baleine.
Jenny continue de mordiller les branches de ses lunettes.

MOFFAT se calme : Elsève est morte pour cela. Il l’a tué, tu étais au courant ?

Larc regarde Moffat puis Jenny sans comprendre. Il tient le rapport ouvert, mais il est soudain absent.

JENNY : Elle est morte. C’est Franck qui l’a tué. Tu sais ça !

Les yeux de Larc lui piquent. Son masque d’impassibilité se fend. Il se décompose et petit à petit se met à pleurer. Le rapport tremble au fur et à mesure que les sanglots s’approchent.
Moffat lui reprend le dossier des mains.

MOFFAT : J’ai l’impression que tu n’étais pas au courant.

Larc pleure. Il s’éffondre à genoux en se tenant les mains.

JENNY (s’approche) : Larc, tu es à moi.

Moffat se tient au-dessus de lui. Jenny effleure Moffat. Puis elle vient prendre Larc dans ses bras.

MOFFAT : Elle en savait beaucoup trop, Franck Cornélius ne pouvait pas la laisser vivre, tu comprends…

Larc ploie sous un poids invisible et finit par s’écrouler . Alors que sa tête s’apprête à toucher le sol, quelque part dans la cathédrale, l’enfant de chœur se réveille…


3. Intérieur jour – Cathédrale

On dirait le christ de Mantegna. Une larme perle à son œil.
Il se réveille, se passe le doigt sur ses dents.
Il passe son aube.

(A suivre)
Jeudi 10 avril 2003


Pour le profane, rien ne différencie le cerveau d’un serpent de ceci : le tronc cérébral, ou le cerveau reptilien de l’être humain. En termes d’évolution, il est vieux de 500 millions d’années. il contrôle les fonctions nécessaires à la survie élémentaire. Il est vif, vital, irraisonné. Il est enveloppé par le cervelet. Ce dernier, encore largement pré humain, nous confère nos capacités physiques et la mémoire rudimentaire d’un animal. Posé par-dessus, on trouve le système limbaire, ou cerveau mammalien. Il y a 200 millions d’années, celui-ci a muté, à partir d’une petite zone du cerveau reptilien chargé de l’odorat en un labyrinthe d’où sont originaires nos émotions les plus primitives, nos réactions les plus féroces. Là, le sexe et la violence se rejoignent. Pour beaucoup, c’est le siège de la démence. C’est le télencéphale qui, avec le cortex, son enveloppe de nerfs, caractérise l’être humain. Ses deux hémisphères génèrent nos pensées les plus élevées, nos émotions les plus douces.


  • L'assassin anglais : Avant la guerre
  • Episode 8 (7')

Personnages : 2 femmes
Lieux : L’appartement, Mai - Juin


Résumé des épisodes précédents
Larc Dlaxtre s’est vu l’objet d’une sombre tractation, il s’est échappé une fois de plus dans les entrailles de la terre. Pendant ce temps, Franck, le frère de Jerry Cornélius resserre son emprise sur le monde. Comment faire pour lui échapper.


1. Intérieur jour – L’appartement/Cuisine


RADIO OFF
Préparatif à la guerre

Eponge.
Femme 2 de dos regarde l’éponge.
Femme 1 coupe des légumes sur la table de la cuisine.
Femme 2 prend un morceau de carotte.
Femme 2 regarde Femme 1. Clac. Elle se coupe.

FEMME 1 : Merde.

Des gouttes de sang tombent sur le journal qui sert aux épluchures. Les cours de la Bourse.
Femme 2 lui touche la nuque pour la réconforter, l’entoure de ses bras, elle se laisse bercer un moment puis Femme 1 fait un geste de l’épaule excédé dans le mouvement.
Elle se lève pour aller dans la salle de bain.
Sang dans l’évier.
Une tomate reste là à pourrir sur les cours de la bourse.
Un calendrier aux jours barrés (stylo à bille cocher consciencieusement comme un coup de griffe dans le ventre).
Camion de pompier.


2. Intérieur jour – Couloir près des toilettes

Femme 2 se tient le ventre. Douleurs.
Elle va aux toilettes, marche sur le camion de pompier.
Elle envoie un coup de pied dans le camion de pompier.
Elle rentre dans les toilettes.


3. Intérieur jour – Salle de bain


L’eau de l’évier coule.
Femme 1 se met un pansement sur le doigt. Il y a des tampax sur le rebord de l’évier.
Elle se regarde dans la glace, se passe un doigt sur les dents.
On entend le téléphone. Un, deux, trois. Fin.
  • FEMME 1 : Ça sent le fer.
  • FEMME 2 (Hors-champ toilette) : Qu’est-ce que tu dis ?
  • FEMME 1 (baisse la tête, elle regarde son pansement, relève la tête) : Rien.
Femme 1 sourit, ses dents sont noires (charbon).
Elle prend une éponge sur l’évier.  Elle allume le robinet, la mouille, se la passe sur le visage.
Trouble. Le visage de la femme 2 apparaît un instant. La femme 1 se regarde dans la glace.
On entend la chasse d’eau.
La femme 2 se tient à présent dans l’embrasure de la porte. Elles se prennent dans les bras  l’une de l’autre non loin du camion de pompier.
(Champ, contrechamp, regards inexpressifs).


4. Intérieur jour – Un appartement – Le purgatoire

Zombie.

5. Extérieur jour – Cours Belsunce

Job Ramirez et la mallette du représentant, cours Belsunce.
Il s’enfuit en courant. (Devant l aposte au centre bourse)
Il passe devant la cathédrale. Le visage de l’évêque apparaît. Il fait un bras d’honneur.
Il passe en dessous.
Il regarde la mallette.
  • JOB : Non, Monseigneur, la valise, je la garde.

Il tape dessus. Il essaye de l’ouvrire au cutter. Le cutter  casse.
Il s’énerve contre la valise.
Il reste finalement en face de la valise.
Elle semble le narguer.
Il se lève calmement. Appuie sur les boutons, la valise s’ouvre. Une lumière l’enveloppe.
  • JOB : Ho mon dieu.
(à suivre)



  • L'assassin anglais : Avant la guerre
  • Episode 8 (7')

Personnages : Myg & Kelt – Una Personn – Miss Brunner - Dimitri van Gesthalt


Intérieur jour - La cuisine

  • RADIO OFF
  • Préparatif à la guerre
  • FEMME 1 : Merde.

Intérieur jour - centre commercial

  • DIMITRI : Qui est cette fille ?
  • MISS BRUNNER : Je ne sais pas.
  • DIMITRI : Je me renseignerais.
  • MISS BRUNNER : Tu m’obligerais. (Elle lui parle à l’oreille, il frissonne). On y va.
(à suivre)
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